Nos étoiles contraires: un film mielleux et convenu

Nos étoiles contraires, sorti au mois d’août dernier, nous conte l’amour impossible unissant deux adolescents atteints du cancer, ainsi que leurs brefs instants de bonheur avant le passage de la grande faucheuse.

11000005_10205706150110382_974582108_o

Le film débute comme ceci : l’héroïne, Hazel Grace, nous promet une histoire pas comme les autres, une histoire différente des scénarios romantiques vus et revus. Elle prétend dépeindre la « vraie vie ». Pourtant, mis à part le cancer, rien, dans ce film, ne parait potentiellement réalisable. Pire encore, le film entier repose uniquement sur une addition de clichés de films hollywoodiens pour adolescents.
Les personnages quant à eux, n’ont aucune profondeur. Nous retrouvons successivement : la jeune fille soi-disant hors-norme qui tombe amoureuse du garçon un peu crâneur, le père protecteur qui voit d’un mauvais oeil la venue d’un autre mâle près de sa fille chérie, ou encore l’écrivain barjot et méprisant.
Les répliques, d’une mièvrerie encore rarement égalée, semblent tout droit sorties du dernier Twilight. Le sommet du film étant probablement la scène dans la maison d’Anne Frank à Amsterdam où une voix off, censée représenter la juive la plus célèbre du monde, dans un élan de bons sentiments, conseille de « penser à toute la beauté qu’il y a autour de soi et d’être heureux ». À la suite de quoi les deux héros s’embrassent sous les applaudissements des autres visiteurs.
La bande-originale colle parfaitement avec le reste du film : tout aussi fleur bleue et convenue, on nous gave à coup de pop rock avilissant. Non, non, aucun cliché ne nous sera épargné.
Les scènes dites « émotives » ne peuvent visiblement l’être sans trois ingrédients magiques dont le réalisateur croit détenir le secret : un ralenti pathétique, une entrée larmoyante des instruments à corde et enfin un jeu particulièrement mauvais des acteurs.
Un film sans aucune grâce, sans piment et bourré de clichés… En bref, deux heures et six minutes de vie perdues qu’il nous faudra oublier au plus vite.

Charlie

2 réflexions sur “Nos étoiles contraires: un film mielleux et convenu

  1. Mon monde litteraire dit :

    Etant une fan de cinéma autant que littérature je me dois de venir jeter un petit coup d’oeil a ce blog après votre commentaire sur mon IG. Et quel bonheur de voir enfin quelqu’un parler de « Nos étoiles contraires » en ces termes !
    Je suis tout à fait d’accord, on nous sers un énorme tas de clichés à chaque scène, mais comment ce film a pu faire un tel carton ? Je me le demande encore. Alors oui l’histoire est touchante, normal sa parle de maladie, mais sinon c’est pas comme ci on avait eu d’excellent film traitant de ce sujet avant.
    Moi qui suis une grande sensible, je n’ai même pas lâcher une larme devant les scènes censé nous faire pleurer, alors que si on me met devant par exemple « le temps d’un automne » je pleure comme une madeleine, et c’est surement dû au jeu des acteurs effectivement.
    Enfin c’est un plaisir de voir que je ne suis pas la seule à ne pas avoir été émerveillée devant ce film ! Merci.
    Mon monde Litteraire.

    J'aime

    • plumesdec dit :

      Merci à toi d’avoir pris le temps de nous lire! Les grands esprits se rencontrent comme tu vois! 😉 Au plaisir de rediscuter d’une oeuvre qu’elle soit appréciée ou pas! Reste connectée!

      À très bientôt,

      Charlie

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s