Quand le coup de cœur se joue jazzy #1, La La Land

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Mon rapport au jazz est pour le moins atypique. Au départ, je ne m’y intéressais pas plus que cela. J’aimais sa rythmique, mais ne prenais pas un plaisir tout particulier à l’écouter.

Puis, il y a eu Charlie. Grande amatrice de ce courant musical singulier, et désormais spécialisée en la matière, elle a su titiller le penchant pour le jazz qui sommeillait déjà en moi. Et dire que désormais, je me surprends régulièrement à écouter quelques titres, pour le simple plaisir de l’oreille !
Hasard de la vie ou acte manqué particulièrement révélateur, voilà que deux de mes derniers coups de cœur, au cinéma et en BD, tournent autour de ce style musical… Et quels coups de cœur !

La La Land

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Synopsis

Mia n’a qu’un rêve : celui de devenir actrice. Elle court tous les castings, de la publicité au long métrage, sans jamais réussir à se faire remarquer pour ses performances scéniques.
Sebastian, lui, ne jure que par le jazz et trésaille par l’envie de faire revivre un célèbre club de Los Angeles désormais investi par un bar samba et tapas (sic). Pianiste chevronné, il rêve de jouer du jazz, son jazz, devant un public conquis et passionné.

Malgré leurs efforts, leurs rêves demeurent chimériques : Mia poursuit sa carrière de barrista dans un coffee shop des studios Universal, tandis que Seb se meurt en pianiste de restaurant, condamné à jouer Jingle Bells en boucles alors que personne ne semble réellement l’écouter.
Rêves impossibles, presques déchus. Jusqu’au jour où le hasard de la vie place ces deux personnes sur le même chemin…

Et Coco, elle en pense quoi ?

Vous me direz : « Une comédie musicale, haha, ma pauvre, avec quoi viens-tu encore ? ». Et vous auriez plus que raison, puisque je partageais les mêmes craintes avant d’entrer dans le cinéma pour cette grande avant-première du Quai 10. Il faut dire que les nombreux avertissements de mes collègues parisiens, il y a un mois d’ici, n’avaient pas joué en la faveur de ce film.
La surprise était pourtant bien là. En sortant de la projection, je suis tout simplement conquise, les yeux brillants d’autant de joies que de larmes, le pied battant encore la mesure. Émue mais tellement heureuse !

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C’est que Damien Chazelle, le réalisateur prodige de tout juste 31 ans, a mis les petits plats dans les grands, reprenant les codes de la comédie musicale pour en faire un bijou du 7e art, plus Le casting est choisi à point, et le duo Ryan Goslling-Emma Stone crève littéralement l’écran tant par leur talent que leur plaisir de performer ensemble. Je pourrais m’étaler pendant des pages sur leur talent, je me contenterais de souligner la précision presque magique, et si naturelle, qu’ont les acteurs principaux de faire corps avec leur personnage. Une facilité déconcertante, qui ne peut aboutir qu’à un jeu réussi.
Si j’avais peur du côté « too much » de la comédie musicale au premier passage chanté – malgré l’évidente perfomance chorégraphique de cette même scène-, il n’en est absolument rien. Les mélodies qui ponctuent le film à raison sont aussi magnifiques que justes, à l’image du jeu des acteurs.
L’obstination qu’ont les personnages, de vouloir s’épauler coûte que coûte pour réaliser leurs rêves respectifs est sublimée par le jazz, et la musique en règle générale.
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Tout comme a d’ailleurs pu le dire le réalisateur, le choix de traiter musicalement cette comédie dramatique s’imposait selon moi. Car dans une histoire où l’un vit pour la performance, là où l’autre donne absolument tout pour la musique, la comédie musicale est le point de rencontre parfait entre les deux arts. Elle s’installe ainsi au paxorysme de l’évidence, le fond justifiant la forme… et la forme transcendant littéralement le fond.

[ SPOILER ALERT ]

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Mais le génie du réalisateur est encore ailleurs, puisqu’il nous frappe à quelques minutes de la fin, nous laissant à la fois pantois et émerveillés.
En quelques notes, Damien Chazelle nous transporte dans une version accélérée de son propre film, une vision de quelques secondes reprenant les temps forts de l’histoire. Des éléments majeurs de la vie de ces deux personnages, mais surtout des choix qu’ils ont posé au fil du temps pour parvenir à ce qu’ils désiraient plus que tout.
Mais comme le dit l’adage, choisir… c’est renoncer.

Un coup de maître. De génie. De virtuose. Pour un film qu’on n’a, à coup sûr, pas fini de chanter !

Lalalandement vôtre,

Coco

Psst, vous hésitez encore ? Voyez plutôt…

2 réflexions sur “Quand le coup de cœur se joue jazzy #1, La La Land

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