The Art of Banksy – This is not an article opportunity

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Plumes de C © Février 2017

Dimanche dernier, je découvrais l’exposition The Art of Banksy qui ouvrait ses portes il y a tout juste un mois. En véritable amatrice du travail de l’artiste, je ne pouvais louper l’expo sous aucun prétexte. Et puis la curiosité était trop grande : opportunité bankable ou véritable recherche artistique, il me fallait savoir… à tout prix !

À tout prix car, oui, soyez prévenus, l’expo vous ouvrira ses portes moyennant la bagatelle de 17€ (14€ pour les étudiants, mais je n’ai plus cette chance). Un montant que j’espérais justifié, au moment d’ouvrir mon portefeuille…

Voilà de nombreuses années, je tombais sous le charme des œuvres street art de Banksy. Vous ne connaissez pas ? Mais si, je suis persuadée que son pochoir d’une fillette en ombre chinoise tentant en vain de rattraper son ballon rouge ne vous est pas totalement inconnue.
Alors que je le découvrais au hasard de mes errances londoniennes, j’avais surtout été captivée par la puissance de son message. Parce qu’il ne s’agit pas juste de vandalisme sur base de spray et de pochoir. Il s’agit surtout, chez Banksy, de réfléchir. Réfléchir à son époque. À l’ironie du capitalisme, aux enjeux de la guerre ou encore au voyeurisme des médias. Des messages forts, poignants. Et terriblement dans leur temps.

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Pensée par Steve Lazarides – l’agent de Banksy – cette exposition, je ne peux vous le cacher, n’apprendra rien aux plus grands fans de Banksy. Du moins, vous aurez déjà vu passer la majeure partie des œuvres dans les livres consacrés à l’artiste, tel que l’excellent Guerre et Spray notamment.
Toutefois, l’occasion de réfléchir sur certaines compositions moins connues n’est pas négligeable. Ici, pas de bout de mur londonien, mais bien des sérigraphies signées par l’artiste (et oui, y’a pas que Picasso qui est passé par là pour gagner sa vie !), plusieurs statues originales et des photographies inédites, replaçant les œuvres dans leur contexte.
On s’éprend ainsi du statut éphémère des icônes tout on se surprenant à rire jaune face à des détournements si durs et pourtant si vrais. On est plongés dans les horreurs de la société actuelle, placés face au miroir de notre propre bêtise.
Les œuvres choquent parfois, ont le mérite de faire réfléchir… souvent.
Je ne vous en dirai toutefois pas plus sur le contenu de l’exposition, ce serait vous priver du plaisir indicible de la (re)découverte… et des grosses claques dans votre petit minois mignon.

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Si l’exposition mérite son tintouin médiatique, je suis tout de même restée un rien sur ma faim. C’est que 80 œuvres en quelques salles, ça passe vite. Trop vite.
Et puis, là où le bât blesse surtout, c’est certainement dans le choix du lieu d’exposition. On aurait pu croire que l’agent de Bansky, plus que quiconque, porterait une attention toute particulière au lieu choisi pour exposer cet artiste anti-conformiste et, surtout, anti-capitaliste. Nenni !
Car là où le grapheur se moque de la sanctification des soldes, Lazarides a choisi de célébrer son poulain dans la galerie commerciale la plus prisée du Meir (ndlr THE artère commerçante à Anvers). Nichée au sommet du Stadsfeestzaal, l’exposition qui juge le capitalisme et la monétisation de l’art fait pâle figure. Sauf si on explique cette position centrale comme un choix délibéré, comme le paroxysme du reflet de la société et de sa frénésie consommatrice. Mais là, encore, il faudrait m’expliquer le prix d’entrée… (qu’on excuserait presque par l’intelligence de l’absence d’une boutique souvenir… presque !)

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Infos et réservations : The Art of Bansky . Attention : si vous achetez vos entrées et que vous oubliez de vous rendre à l’expo le jour-j, sachez qu’ils peuvent être échangés au comptoir d’accueil plus tard (héhé oui on l’a fait, on ne change pas une équipe qui gagne hein !).

Vous cherchez un endroit où manger à l’issue de votre visite ? Je vous conseille vivement la Brasserie Hobs. Avec leur déco industrielle et leur filet de poulet au jambon de parme, ils ont réussi à rendre mon petit cœur tout mou ! (et c’est à deux pas, pour les flemmards du dimanche qui nous suivraient encore)

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© Brasserie Hobs

« Only when the last tree
Has been cut down
And the last river
Has dried to a trickle
Will man finally realize
That we cannot eat money
And reciting old proverbs
Makes you sound like a twat »

Banksy-aimant vôtre,

Coco

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